mercredi 17 décembre 2008

UN CHAT EST UN CHAT



"Les guerres comme celle que nous subissons ne sont possibles qu’à la faveur d’une conjonction de toutes les forces de régression et signifient, entre autres choses, un arrêt de l’essor culturel mis en échec par ces forces de régression que la culture menaçait. Ceci est trop évident pour qu’il soit nécessaire d’insister."

Benjamin Péret


(Texte extrait de "Le déshonneur des poètes" Benjamin Péret, 1945. Dessin E.P)

mardi 16 décembre 2008

TOUT VA BIEN...



Quel bonheur
Tout va bien

Il vaut mieux ne rien dire
Il vaut mieux ne rien faire

Quel bonheur
Tout va bien

Les policiers sont venus
Ils ont lâchés leurs chiens

Quel bonheur
Tout va bien

Il vaut mieux ne rien dire
Il vaut mieux ne rien faire

Quel bonheur
Tout va bien…


E.P

jeudi 4 décembre 2008

LE SANGLOT DE LA MATÉRIALITÉ CARNASSIÈRE

Tout se passait comme si pendant la période où il possédait il était convenu qu’une sorte de bonheur éternel s’installait à l’intérieur des murs de son être.

Cette période de soleil éclatant semblait ne jamais devoir s’achever et jamais rien ne devait s’y opposer.

L’humeur.

Les mouvements du corps et de l’esprit.

Tout ce qui était plus ou moins à proximité autant dans le temps que dans l’espace.

Toutes les envies de faire.

Toutes les envies d’être.

Et même au-delà des choses de la vie.

C'est-à-dire que même les choses peu banales voir extraordinaires ou surnaturelles et impensables en d’autres circonstances semblaient être acquises à tel point qu’il s’immergeait dans un véritable océan de bien-être perpétuellement à marée haute.


Malheureusement!

Lorsqu’il ne possédait plus rien tout cela prenait d’autres couleurs.

Des couleurs bien plus sombres.

Il arrivait alors que tout changeait.

Toutes ces mêmes choses de soi et autour de soi et même parfois au-delà tel que l’impossible et l’extraordinaire n’étaient plus aussi merveilleusement accessibles.

Tout ce bonheur immuable à l’infini se trouvait horriblement fini.

Toutes ces possibilités au-delà de l’impossible étaient devenues des impossibilités.

La présence cruelle d’une réalité froide qui dictait sa loi douloureuse était à présent incontournable.

Le désespoir était dans les murs.

Partout à l’intérieur.

Partout à l’extérieur.

L’enfer s’installait dans l’ombre et rien ne pouvait l’en déloger.

Une souffrance comme un manque de soleil sur une peau craignant le froid le frappait sans pitié.

L’assommait.

L’éreintait.

Le pliait en quatre.

C’était comme une folie qui le gagnait.

Il grognait.

Rageait.

S’effondrait.

Et la seule chose qui lui était encore permis de faire était de se chercher une compensation dans la torture de soi ou de l’autre.

Il était possédé.

Il était sous le joug et érigé en martyre quotidien de ce même quotidien de peines.

Il ne lui restait que l’indicible espoir de posséder à nouveau ce qui l’avait perdu et qui était perdu.


C’était ce que l’on nomme communément:
Un égarement.

C’était celui qui est nommé communément:
Un égaré.


E.P

lundi 24 novembre 2008

À VENDRE

"L'économiste nous dit que tout s'achète avec du travail et que le capital n'est que du travail accumulé. Mais il nous dit en même temps que, loin de pouvoir tout acheter, l'ouvrier est obligé de se vendre lui-même et de vendre son humanité."



"Tandis que la division du travail augmente la force productive, la richesse et le raffinement de la société, elle appauvrit l'ouvrier et le réduit à l'état de machine. Tandis que le travail entraine l'accumulation des capitaux et par la suite la prospérité croissante de la société, il rend l'ouvrier de plus en plus dépendant du capitaliste, le jette dans une concurrence accrue, le pousse dans la course effrénée de la surproduction, à laquelle succède un marasme tout aussi démesuré."

Karl Marx


(Textes extrait de "Critique de l'économie politique (Manuscrits de 1844)" Karl Marx. Dessin E.P)

mercredi 19 novembre 2008

LE MONDE VA DISPARAITRE

Le monde va disparaitre
Comme une longue palissade
Chargé d'un rouge brûlant
Comme des cuisses qui pleurent.

Le monde va disparaitre
Évacuant ses derniers déchets
Il va nous glisser des mains
Et nous devrons les laver.

Le monde va disparaitre
Même si il y a des restes
Des bouts et des morceaux
Nous ne pourrons rien en faire.

Le monde va disparaitre
Et nous n’en aurons plus
Nous n’aurons plus de pieds
Ni de bleu concassé.

Le monde va disparaitre
Assis sur sa charpente
Sa jambe arachnéenne
Ne seras plus qu’un éclat.

Le monde va disparaitre
À petit feu et puis plus vite
Et nous mangerons les rats
Et les rats nous mangerons.

Le monde va disparaitre
Dans un moment heureux
Lentement comme le sommeil
Entre nos doigts rougit.


E.P

(Extrait de " Ternes oracles" 1986)

vendredi 14 novembre 2008

mardi 21 octobre 2008

AU LOUP!



À force de croire au loup
De lui donner du plaisir
Nous finirons à quatre pattes
Nous donnant du plaisir
En se forçant à croire.

E.P

(Extrait de "Les loups et les hommes" 1995-1997)

CRIS DE GUERRE N°5

Donnez votre avis... Il vous sera rendu !

E.P

jeudi 16 octobre 2008

vendredi 10 octobre 2008

BRAVO

I

Voyez l’émissaire grippé sur un gril de fortune méritoire et grisé comme les gibets du sable en hiver qui de leurs hymnes sirotent les sucreries que nous offre le charmant animal au champ pervers comme à chaque fois qu’il se recueille requérant de multiples formes à nous contrecarrer le pointillé du voyant ludique.

Et si une vieille humeur comme parfois l’on en condamne dans cette région qui est tout un cœur noircit à l’extrême qui ne s’en plaint jamais avant qu’un retard bien crevé où son âme si garante d’une fraicheur qui désarme ne fait que l’en priver comme une rançon.

Mais trépassant son clou il s’en verra de nouveau chassé à n’en plus finir ainsi qu’une poussière qui se repeint les doigts qu’il déglutine tandis que son clan pleure comme une éternelle chandelle sans reflet au plan préparé sous le gras de son dos qu’il plisse plein d’amertume d’autant qu’il se gagne sans prix puis se referme sur lui.


II

Alors les étoiles au large de notre avenir lui offrent leurs caresses signalant de tant de volonté et de regards lippus aussi haut qu’un arbre tricolore alertant son martyre des sources trop poilues que le prieur exténué cuit aux sons d’une quarantaine de poissons malingres prenant le risque éternel qu’une face en cache une autre dans un ensemble où la révolte armée d’un centaine de frondes que son corps amoindris lui rendait en cauchemars l’isolerait de la peur dans de larges menaces.


III

Quoique soyeuses et filantes les choses au préalable irriguent le semis de nos hydres bicéphales nous réunissant enfin sous toutes ces contraintes écervelées pour une petite idée sommaire et lascive qu’en payant les larcins un répugnant condor mange sur un sommet d’argent.

C’est là que les limaces avides bravent toutes les garnisons avec un regard tendre d’immatérielles pesanteurs tendues comme un arc de noyades qu’elles voient venir à elles sur les grains de beauté.

Cette lassitude de mule qui parcoure les landes dans un grattement excité par la mocheté des visions et le cours de sa fuite comprend en silence les refrains fatigants sachant qu’on en mourra.

E.P

CRIS DE GUERRE N°4

Allez toujours dans le sens inverse de la flèche!

E.P

mardi 7 octobre 2008

LÉGER PANORAMA D'UN SENTIMENT HUMAIN

Et je l’ai souvent dit:
Le silence est un plat de cris raides.



Alors ?
Une catastrophe est-elle possible ?
Un séisme, une dent, un étrange oripeau rugueux et ternis ?
-et-
Je retrouve la pâleur de cette promenade sans borne que limite au mortuaire la situation qu’occupe mon vivant éléphant.




Une belle nature entrevoit peu de choses…
Si ce n’est une gêne, un ennui à ne plus commettre sa vivante existence.
Le tout est d’ôter le fard.




Et puisque tout départ est une reconnaissance...
Partons comme d’un retour.





E.P


(Extrait de "Léger panorama des sentiments humains." 1995-1996)

jeudi 2 octobre 2008

ET NOUS SERONS POUSSIÈRE

Nous qui tendons à devenir comme l’ombre d’un visage qui se dessine librement sur le papier glacé.


Nous qui malheureusement sommes sous l’emprise répressive du bien.


Vieux nous seront intransigeant.


Nous serons sans forme nous dégageant ainsi des conséquences.


Nous suivrons lamentablement des voies qui s’ouvrent et se referment sans cesse.


Nous serons tous artistes et niais jusqu’à l’écœurement.


Nous nous battrons pour des visions d’ignorants.


Nous serons des ânes aveugles ou des chiens enragés.


Nous regarderons aussi loin que possible ne voyant plus que des hommes semblables.


Le temps sera sempiternellement là.


Nous connaitrons alors l’impatience de la perte.


Nous serons orgueilleux comme notre art.


Nous ne serons plus vraiment ni de chair ni de sang.


Nous serons hallucinés et mystiques.


Nous serons une idée fausse qui se cherche en vain une passion.


Nous serons loin des évidences et de la multitude.


Nous serons dégagés de toutes nos responsabilités.


Nous serons poussière.




E.P

( Texte extrait de "Choses et autres choses" 15/02/1995. Dessin, 2001)

mardi 16 septembre 2008

LE TÉLÉPHONE



"J'ai insulté tout le monde, j'ai eu raison & quelques fois tort, j'ai chiffonné le téléphone & j'ai consulté l'Oracle qui m'a dit Va te faire foutre!"

Claude Pélieu



(Texte extrait de "Oracle in Jukeboxes, Claude Pélieu,1968-1970. Dessin E.P,1998)

vendredi 12 septembre 2008

BON DIEU QUE C'EST STUPIDE

Bon dieu que c’est stupide
Un pendu qui se balance
Au bout d’une branche
Les testicules vides
Et les yeux grands ouverts.

Bon dieu que c’est stupide
Un pendu qui sourit
Laissant voir des dents blanches
Et la langue de travers.

Bon dieu que c’est stupide
Un coin de lèvre noircie
Un filet de salive
Offrant sa couleur bleue.

Bon dieu que c’est stupide
Quand tournent sans fatigue
Les corbeaux et les clowns
Que brûle ce cirque immense.

Bon dieu que c’est stupide
Que c’est long et stupide
Une vie remplie de guerres.

E.P

(Extrait de"Ternes oracles", 1986.)

HIBOU

"Le hibou, c'est celui qui, en tapinois, distille la calomnie sur les gens qui le gênent, et, quand on lui demande de prendre la responsabilité de ses paroles, s'écrie prudemment: Je n'affirme rien, ON m'a dit. Il sait bien que ON est indénichable.

Hibou est celui qui entre au sein d'une famille honnête, s'annonce comme épouseur, compromet une jeune fille, emprunte de l'argent, paie quelquefois sa dette et s'en va quand il n'y a plus rien à prendre.



Hibou, l'homme politique qui met un masque de liberté, de candeur, d'amour de l'humanité, et, à un moment donné, sans prévenir, vous égorgette doucement un homme ou une nation.



Hibou le commerçant qui frelate ses vins, falsifie ses denrées, met l'indigestion où était la nutrition, la fureur où était la gaieté.



Hibou qui vole habilement sans qu'on puisse le happer au collet, plaide le faux contre le vrai, ruine la veuve, dépouille l'orphelin et triomphe dans la graisse comme d'autres triomphent dans le sang.



[...]
Regarde autour de toi poète provincial, et compte, si tu le peux, les hiboux de ce monde ; songe s'il est prudent d'attaquer, comme tu le fais, la Force et la Ruse, ces reines hiboues. Rentre en toi-même, fais ton meâ culpâ et sollicite à genoux ton pardon."

Charles De Coster

(Texte extrait de "La légende d'Ulenspiegel" Charles De Coster, 1893. Dessins E.P, 2005.)

ESPIÈGLERIE

dimanche 17 août 2008

POST SCRIPTUM

"C'était une jeune fille d'une très-rare beauté,
et qui n'était pas moins aimable que pleine de
gaieté. Et maudite fut l'heure où elle vit, et
aima, et épousa le peintre."

Edgard Allan Poe





Le ridicule sera la dernière sanction!

Gardez tout pour vous!

Sur les chemins, la solitude fait toujours des rencontres!

Le doigt de la justice est un cadeau empoisonné!

Mon amour a pris le train!

Ainsi, il s'en est allé!

C'est en vain qu'il grimpe l'avalanche!

De l'ampleur!

Les mains se sont taries à la source du mirage!

Les temps sont au devenir!


E.P

(Texte extrait de "La luna fresca" 10/1/2001. Dessin, 2006)

mercredi 13 août 2008

MONDOSPHASE


Feutrés
Les insectes morts
Sont
Comme les hommes vivants
Secs.


E.P

(Texte extrait de "Casse-tête chérubin opus II" 1994, dessin extrait de "Mondosphase opus I" 1994)

AFFRES UN RIEN... 3


Que rien
Ou presque
Il ne reste.


E.P

(Extrait de "Affres un rien..." 1993)

AFFRES UN RIEN... 2


Vissées à rien
L’emportent les passions
Où tous comptes fait
Rien n’est de fait
Bien passionnant.


E.P

(Extrait de "Affres un rien..." 1993)

AFFRES UN RIEN... 1



À ne plus rien entendre
Et ne plus rien savoir
Que rien n'est
Sans y voir
Aucune allusion.


E.P

(Extrait de "Affres un rien..." 1993)

NÉANT CRÉPUSCULAIRE

Combien encore de ces cris calfeutrés?

D'une amertume cruelle et coupante
-ou quoi que ce soit d'autre-
les chemins du réconfort se tendent comme une corde froide.


E.P

(Extrait de "Graine de torture ou île frelatée" 1994)

lundi 3 mars 2008

CARÈNE DES PRÉTENSIONS

Lui fuyant le seul projet
Qu'accoutume le connus de lui
Luisant de son extrême
Que brime au jour qui luit.

Je ferai tout mieux que personne
Au moins il sera dit
Que rien n'est inégal
Pour peut qu'on le répande.

La balance
La balance
Vide son sac en fondue patience.

Mais dieux sans nom je m'en balance
Gramme
Gramme
Il fait largesse.


E.P

(Extrait de "Choses et autres choses" 16/2/1995)

dimanche 24 février 2008

LA BELLE AUX POUX

Les gens s'échangent dans de noirs bonheurs comme en une église.

Différents tel que grimpent deux personnes en travers du monde sans que Frasine ne soit tout le monde si invisible qu'elle se déplace comme une salle de bain qui se coiffe.

Si vous êtes des distributeurs soyez aussi des bonjours de dédains.

Mais méfiez vous car elle est toujours tournante comme un céleste jour ou l'autre.

Sectionnez l'arrivée de ses actes où Frasine en une belle hirondelle fait mourir la roche volcanique d'une beauté chimérique.

Frasine dérange un faune allongé sur l'espace lentement et qui regarde sous les murs affamés de la chaire de frasine décomposée de lumière.

Le faune dit, "Oh Frasine ! Je vous vois si fine et violente que je suis comme une lime à l'étau."

Frasine multipliée en musique silencieuse.

Frasine clamant son innocence pour n'importe quel marin triste.

-"Elle fait la fière !" disent les ministres qui n'apprécient évidemment pas la beauté quelle qu'elle soit.

Frasine se meurt et s'éteint comme un carrosse au large et le cercueil la tiraille puis elle ouvre son corps et son cœur et danse et envoûte.

Les ministres pleurent et se sauvent à l'infini.


E.P

( Extrait de "Les champs lyriques" 14/3/1995)

samedi 23 février 2008

LES CHAMPS LYRIQUES

I

De toute évidence!
De toute évidence!
De toutes les évidences qui ne sont que du sel, qui ne lancent que le cœur.

Je nage et tu me suis.
Que peut-il t'arriver de mieux.
Je conçois que le vide impartit ne peut te convenir qu'à moitié brisant le recueil de tes tristes années pour plus tard.
Alors que du lointain, ton regard ne s'applique qu'à la requête éternelle d'un vaillant désaccord.

Alerte- moi si je divague.
Il est grisant de se morfondre et le passé me revient alors.
Ses touchés, ses actes, ses balises, cacao librement breloque je t'en emballe le diptyque.
Un lutin se remettra plus vite sur pieds qu'un aveugle.

Je déconsidère la patience infinie avec laquelle tu ouvres les yeux.

Je ne dirais rien des évidences bien sûr!
Je ne parlerais pas de la voie choisie.
Choisis ce qu'il te plaira, fais ce que tu voudras, c'est de toute évidence sans moi.

II

Je vois comme une fontaine ou alors je me sens comme un complice pour toute l'étendue de ce dos, de ces bras, de ces jambes, de ce ventre, de ces yeux, de cette bouche, de cette odeur, de ces souvenirs, d'un matin ou d'une nuit, d'un cadavre l'esprit chasseur grignotant trois milliards de membres distendus, gonflés, ambigus, trapus.
Invisible j'ouvre les yeux et tu ouvres les jambes.

III

Demeures incontournables.
La défaillance comme l'inaptitude au résumé de ce qu'ils peuvent devenir.
Devenir expérience pianocarcérale.
Commencement puis accélération et retournement de situation,
Une marche légèrement galopante, rythmique et corporelle, fable joviale, la vie et le mouvement encore et toujours, rythme fort.
Maintenant.
Maintenant, vitesse, vitesse, répétitions syncopées.
Petite crise et rue la rue au pas marcheur du trot statique mais plus encore.
Oui ! Plus encore la vie grandiose-folle-salope et tout ce qui peut nous nuire dans la folie joyeuse de nos aller et venue.
Le balancement. La coupure. On passe à autre chose. Toi. Et puis toi et ton tamtam, j'en rêve, j'en crève.
Je te crève alors la peau et glisse mon sexe dans ton sexe. Lui distendus. Il glisse c'est affolant le boa est à toi.
Il chauffe.
Il brûle.
L'église de tes mouvements.
Ça tape sur les bords !
Mais ce doigt dans ton cul souffre plus, comprimé, la tendance est en balance, balance ou je crève là, où de fausses décharges accomplissent leurs besognes.
Je veux le plus petit trou des deux et les dents !

Le ciel est une musique, un boa, une situation lubrifiée.
Le ciel est une terre et nous en gardons la fumée.


E.P

(Extrait de " Les champs lyriques" 1995)

samedi 19 janvier 2008

PASSIONS VERTÉBRALES

La pauvre, ivre, avec beaucoup de chagrin entre les vertèbres et entre autres choses que le sang des choses et d'autres- il serait temps de vouloir aller plus loin- peut-être suivre les orages- étrange cette dérive perpétuelle, cette consistance aride, ce petit chemin !

Voyons, c'était pour rire. Qui rira, rira, rira, rira.

E.P- Aride...