dimanche 24 février 2008

LA BELLE AUX POUX

Les gens s'échangent dans de noirs bonheurs comme en une église.

Différents tel que grimpent deux personnes en travers du monde sans que Frasine ne soit tout le monde si invisible qu'elle se déplace comme une salle de bain qui se coiffe.

Si vous êtes des distributeurs soyez aussi des bonjours de dédains.

Mais méfiez vous car elle est toujours tournante comme un céleste jour ou l'autre.

Sectionnez l'arrivée de ses actes où Frasine en une belle hirondelle fait mourir la roche volcanique d'une beauté chimérique.

Frasine dérange un faune allongé sur l'espace lentement et qui regarde sous les murs affamés de la chaire de frasine décomposée de lumière.

Le faune dit, "Oh Frasine ! Je vous vois si fine et violente que je suis comme une lime à l'étau."

Frasine multipliée en musique silencieuse.

Frasine clamant son innocence pour n'importe quel marin triste.

-"Elle fait la fière !" disent les ministres qui n'apprécient évidemment pas la beauté quelle qu'elle soit.

Frasine se meurt et s'éteint comme un carrosse au large et le cercueil la tiraille puis elle ouvre son corps et son cœur et danse et envoûte.

Les ministres pleurent et se sauvent à l'infini.


E.P

( Extrait de "Les champs lyriques" 14/3/1995)

samedi 23 février 2008

LES CHAMPS LYRIQUES

I

De toute évidence!
De toute évidence!
De toutes les évidences qui ne sont que du sel, qui ne lancent que le cœur.

Je nage et tu me suis.
Que peut-il t'arriver de mieux.
Je conçois que le vide impartit ne peut te convenir qu'à moitié brisant le recueil de tes tristes années pour plus tard.
Alors que du lointain, ton regard ne s'applique qu'à la requête éternelle d'un vaillant désaccord.

Alerte- moi si je divague.
Il est grisant de se morfondre et le passé me revient alors.
Ses touchés, ses actes, ses balises, cacao librement breloque je t'en emballe le diptyque.
Un lutin se remettra plus vite sur pieds qu'un aveugle.

Je déconsidère la patience infinie avec laquelle tu ouvres les yeux.

Je ne dirais rien des évidences bien sûr!
Je ne parlerais pas de la voie choisie.
Choisis ce qu'il te plaira, fais ce que tu voudras, c'est de toute évidence sans moi.

II

Je vois comme une fontaine ou alors je me sens comme un complice pour toute l'étendue de ce dos, de ces bras, de ces jambes, de ce ventre, de ces yeux, de cette bouche, de cette odeur, de ces souvenirs, d'un matin ou d'une nuit, d'un cadavre l'esprit chasseur grignotant trois milliards de membres distendus, gonflés, ambigus, trapus.
Invisible j'ouvre les yeux et tu ouvres les jambes.

III

Demeures incontournables.
La défaillance comme l'inaptitude au résumé de ce qu'ils peuvent devenir.
Devenir expérience pianocarcérale.
Commencement puis accélération et retournement de situation,
Une marche légèrement galopante, rythmique et corporelle, fable joviale, la vie et le mouvement encore et toujours, rythme fort.
Maintenant.
Maintenant, vitesse, vitesse, répétitions syncopées.
Petite crise et rue la rue au pas marcheur du trot statique mais plus encore.
Oui ! Plus encore la vie grandiose-folle-salope et tout ce qui peut nous nuire dans la folie joyeuse de nos aller et venue.
Le balancement. La coupure. On passe à autre chose. Toi. Et puis toi et ton tamtam, j'en rêve, j'en crève.
Je te crève alors la peau et glisse mon sexe dans ton sexe. Lui distendus. Il glisse c'est affolant le boa est à toi.
Il chauffe.
Il brûle.
L'église de tes mouvements.
Ça tape sur les bords !
Mais ce doigt dans ton cul souffre plus, comprimé, la tendance est en balance, balance ou je crève là, où de fausses décharges accomplissent leurs besognes.
Je veux le plus petit trou des deux et les dents !

Le ciel est une musique, un boa, une situation lubrifiée.
Le ciel est une terre et nous en gardons la fumée.


E.P

(Extrait de " Les champs lyriques" 1995)